
Le tourisme cubain, pilier économique majeur de l’île, traverse une baisse d’activité prolongée depuis la pandémie, récemment et fortement accentuée par les nouvelles restrictions imposées par l’administration américaine. Le départ de plusieurs chaînes hôtelières, de banques, et la suspension des vols de compagnies européennes majeures comme Air France ou Iberia ont vidé les sites touristiques, impactant directement 20 000 à 30 000 salariés du secteur public et fragilisant l’écosystème des travailleurs indépendants. Seules quelques brèches, comme le maintien des vols de la compagnie espagnole Air Europa ou de nouvelles liaisons de l’italienne Neos, permettent à l’île de garder un mince cordon ombilical avec l’Europe.
Pour inverser la tendance, l’Assemblée nationale a approuvé d’importantes réformes économiques ouvrant l’ensemble des activités touristiques, les agences de voyages, la location de véhicules et même la vente immobilière au cas par cas aux investisseurs étrangers ainsi qu’aux particuliers cubains. Afin de diversifier ses sources de revenus, le gouvernement prévoit également des incitations fiscales pour l’écotourisme et envisage de développer des franchises à l’étranger pour ses marques emblématiques comme le Tropicana ou La Bodeguita del Medio.












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