
Le Parti communiste soudanais alerte sur l’aggravation rapide des conditions de vie dans un pays ravagé par la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide. Dans un entretien à Al-Midan, Mohammed Al-Mukhtar Mahmoud, membre du Comité central du parti, dénonce les pénuries de carburant, la flambée des prix, les coupures d’électricité, la crise de l’eau et la dégradation des services publics.
Cette crise sociale s’aggrave alors que les combats menacent directement El Obeid, capitale du Kordofan du Nord. L’ONU s’inquiète du déploiement de renforts importants des Forces de soutien rapide (FSR) autour de la ville, qui pourrait annoncer une offensive terrestre. Des attaques de drones ont déjà touché des quartiers résidentiels, tuant des civils, dont un travailleur humanitaire.
El Obeid est un centre essentiel pour l’acheminement de l’aide dans toute la région du Kordofan. Une offensive y ferait courir le risque d’un nouveau massacre de masse, après les horreurs déjà commises à El Fasher. L’ONU appelle les belligérants à respecter les civils et à garantir l’accès humanitaire, mais ces appels restent impuissants face à une guerre alimentée par les ambitions des forces contre-révolutionnaires et par les ingérences extérieures.
Le Parti communiste soudanais dénonce également la marchandisation de la santé et de l’éducation, alors que la guerre, les privatisations et les licenciements plongent des familles entières dans la pauvreté, le chômage et le déplacement forcé. Face à cet effondrement social, il appelle la population à s’organiser par des moyens pacifiques et démocratiques : pétitions, campagnes publiques, grèves et actions collectives contre la vie chère.












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