
Le 54e congrès confédéral de la CGT s’est ouvert ce lundi 1er juin au Parc des expositions de Tours, en présence d’un millier de délégués. La secrétaire générale Sophie Binet a prononcé un discours et lancé « l’appel de Tours ». Dans un contexte marqué par la montée de l’extrême droite en France et dans le monde, elle a déclaré que « la CGT ne se laissera jamais anesthésier par l’extrême droite », dénonçant une « internationale réactionnaire » qui prospère sur le dos des travailleurs. Face à la progression du RN, présenté comme « traité comme un parti comme les autres par le Medef », la numéro un de la centrale syndicale a appelé à un sursaut offensif. Elle a également affirmé que l’antidote à la peste brune est un syndicalisme combatif, déterminé à peser sur les échéances à venir, à commencer par la présidentielle de 2027.
La première matinée a été consacrée à l’adoption du règlement intérieur et à l’élection des différentes commissions, avant la présentation du rapport d’activité. Ce bilan des trois dernières années, marquées par la bataille contre la réforme des retraites en 2023, est salué pour avoir « redonné de l’élan aux luttes ». Sophie Binet, seule candidate à sa propre succession, a souligné les acquis (140 000 nouveaux syndiqués) mais aussi les fragilités persistantes : la perte d’influence dans certaines entreprises et la difficulté à transformer la popularité en adhésions durables. Les débats se poursuivront jusqu’à vendredi sur le projet de document d’orientation, qui doit fixer la feuille de route du syndicat pour les trois prochaines années, avec pour priorité affichée de « construire les victoires de demain ».












0 commentaires