Une épidémie de virus Ebola sévit actuellement en RDC. Elle est due au variant Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe, avec un taux de létalité pouvant atteindre 50 %.

Le bilan provisoire fait état de 336 cas suspects et 87 décès, un bilan sous-estimé car de nombreux malades décèdent chez eux sans avoir été testés. Le patient zéro serait un infirmier qui serait présenté le 24 avril dans une structure médicale de Bunia, décédé après avoir développé les premiers symptômes.
L’épidémie est partie d’Ituri, une région frontalière minée par l’insécurité et les violences des groupes armés, ce qui complique l’accès aux soins. La province connaît également d’intenses mouvements de population liés à l’activité minière, favorisant la propagation du virus. De plus, un premier décès a été signalé en Ouganda voisin, confirmant un risque de propagation régionale.
Derrière le variant Bundibugyo sans vaccin se cache une vérité plus grande : l’absence de système de santé public, la prédation des ressources (or, coltan) par les multinationales, et l’ingérence occidentale qui entretient l’insécurité chronique à l’Est de la RDC. Résultat : 336 cas, 87 morts – et des dizaines d’autres non comptabilisés, abandonnés dans des zones de guerre où l’État est délibérément maintenu faible.












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