
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a annoncé, via le site service-public.fr, l’annulation des épreuves écrites du brevet et du baccalauréat pour la session 2026 dans quinze pays. Sont concernés Bahreïn, Chypre, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Iran, l’Irak, Israël, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar, la Syrie, le Yémen ainsi que le Mali. La raison officielle invoquée est une « situation géopolitique et de sécurité dégradée ». Les notes des élèves seront remplacées par un contrôle continu renforcé et un examen sur dossier, sans report des épreuves.
Cette décision, rare dans l’histoire du réseau des lycées français à l’étranger géré par l’AEFE, révèle indirectement les fragilités de la diplomatie d’influence française. Au Mali, où les relations avec Paris sont exécrables depuis le retrait militaire et l’expulsion de l’ambassadeur, l’annulation des examens agit comme un symptôme de l’effondrement de l’influence post-coloniale. Au Proche-Orient, malgré une présence militaire importante avec des bases à Abou Dhabi et à Djibouti, la France se montre incapable de garantir la tenue de ses propres épreuves scolaires. Cela illustre les limites d’un impérialisme qui ne peut plus protéger ses outils de domination culturelle là où sa politique est contestée.












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