Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a été officiellement nommé mercredi 6 mai en conseil des ministres à la vice-présidence du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française. L’annonce a été faite par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a salué sur X (anciennement Twitter) un « grand serviteur de l’État et du droit ».

Âgé de 61 ans, cet ancien élève de l’ENA a consacré l’intégralité de sa carrière à la haute fonction publique. Il a notamment occupé le poste stratégique de secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020, sous les Premiers ministres Manuel Valls puis Édouard Philippe, dont il était proche. Il était depuis août 2020 préfet de la région Île-de-France, où il a supervisé la préparation et la gestion des Jeux olympiques de 2024.
Cette promotion, largement anticipée, ouvre la voie à un jeu de chaises musicales dans les hautes sphères de l’État. Georges-François Leclerc, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, est pressenti pour lui succéder à la préfecture d’Île-de-France, tandis que Frédéric Rose, l’actuel préfet des Yvelines, pourrait prendre ce poste clé auprès du président de la République.
La nomination de Marc Guillaume intervient à un an de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, dans un contexte de recomposition des équipes gouvernementales et présidentielles. Elle suscite déjà des réactions contrastées, certains y voyant une « consécration » pour un homme dont l’ambition pour ce poste était connue, tandis que d’autres rappellent les controverses passées, notamment des accusations de comportements misogynes rapportées par la presse en 2018 et 2020, que l’intéressé a toujours fermement niées.












0 commentaires