
Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été assassiné le 26 avril lors d’une attaque contre sa résidence à Kati, près de Bamako, a confirmé le gouvernement[1]. Un véhicule piégé conduit par un kamikaze a percuté son domicile, déclenchant des affrontements au cours desquels il a été grièvement blessé avant de succomber à ses blessures. Deux jours de deuil national ont été décrétés.
Cette attaque s’inscrit dans une offensive d’ampleur menée la veille par des groupes armés, notamment le JNIM, affilié à Al-Qaïda, en coordination avec une organisation rebelle touarègue. Des frappes simultanées ont visé plusieurs localités du pays, dans ce qui apparaît comme l’une des opérations les plus importantes de ces dernières années.
Ces événements interviennent dans un contexte marqué par plus d’une décennie d’interventions occidentales au Sahel, qui ont laissé derrière elles un chaos sécuritaire durable. Loin d’avoir éradiqué le terrorisme, les opérations menées par la France et ses alliés ont contribué à la fragmentation du pays et à la prolifération des groupes armés.
Les autorités maliennes ont d’ailleurs récemment dénoncé le rôle de puissances étrangères dans le soutien à certains groupes terroristes, sans les nommer explicitement. Dans ce contexte, l’appel de l’ONU à une “réponse internationale” apparaît comme une nouvelle tentative d’ingérence dans une région déjà profondément déstabilisée.
[1] https://www.reuters.com/world/africa/gunfire-persists-mali-town-un-urges-international-response-after-attacks-2026-04-26/












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