
Les élections générales japonaises du 8 février 2026 ont débouché sur une large victoire du Parti libéral-démocrate (PLD) et de ses alliés, permettant à la Première ministre Sanae Takaichi de disposer d’une majorité parlementaire dépassant les deux tiers à la Chambre des représentants. Cette configuration renforce les forces favorables à une révision de la Constitution pacifiste et à une accélération de la remilitarisation du pays.
Dans ce contexte, le Parti communiste japonais (PCJ) enregistre un recul important, passant de 8 à 4 députés. À la représentation proportionnelle, le PCJ recule de 6,16 % à 4,40 % des suffrages, perdant près de 850 000 voix et trois sièges. Dans la 1ʳᵉ circonscription d’Okinawa, malgré une progression du nombre de voix et une campagne commune avec la coalition « Tout Okinawa », le parti perd également son siège.
Dans un communiqué publié après le scrutin, la direction du PCJ qualifie la situation politique issue des élections de « dangereuse et sans précédent depuis la guerre », en raison de l’avancée du projet de « construction d’un État de guerre », incluant la remise en cause de l’article 9 de la Constitution[1], l’augmentation des dépenses militaires et l’approfondissement de l’alignement stratégique sur les États-Unis.
Le PCJ critique une campagne électorale marquée par une dissolution controversée de la Diète, un calendrier extrêmement resserré et l’absence de débat public sur les questions centrales de défense, de révision constitutionnelle et de politique nucléaire. Il souligne également que la majorité parlementaire obtenue par le PLD repose sur un système électoral inégalitaire, qualifiant cette domination de « majorité fictive », le PLD n’ayant recueilli que 36,7 % des suffrages à la proportionnelle.
Tout en reconnaissant sa responsabilité dans le revers électoral, le PCJ réaffirme son rôle irremplaçable dans la défense de la paix, des droits démocratiques et des conditions de vie, appelant à renforcer les luttes populaires et à construire un rapport de forces durable face au gouvernement Takaichi.
Un camarade
Source : https://www.jcp.or.jp/web_policy/17280.html
[1] Il s’agit du célèbre article disposant que « le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux. »












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