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Corée du Sud : la peine de mort requise contre l’ex-président Yoon Suk-yeol

par | Jan 13, 2026 | Brèves | 0 commentaires

Les procureurs sud-coréens ont requis la peine de mort contre l’ancien président Yoon Suk-yeol, poursuivi pour insurrection après sa tentative de proclamation de la loi martiale, épisode qui avait provoqué sa chute suite à des mobilisations de masses dans l’ensemble du pays. Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de rupture avec les pratiques autoritaires de l’ancienne administration conservatrice.

Ancien procureur devenu président, Yoon Suk-yeol avait mené une politique marquée par un durcissement autoritaire intérieur, une criminalisation des mouvements sociaux et une escalade militaire permanente vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée, au risque assumé de provoquer un nouveau conflit armé dans la péninsule. Tout comme les dirigeants français et européens, Yoon s’est raccroché aux menaces guerrières pour tenter de se maintenir au pouvoir malgré son bilan désastreux et l’absence totale de soutien populaire à son gouvernement réactionnaire.

Cette séquence judiciaire s’inscrit dans un moment politique nouveau depuis l’élection d’un président sud-coréen d’extraction ouvrière, qui a affiché une volonté de rompre avec la confrontation systématique Sud-Nord et de réduire les risques de guerre dans la péninsule. Malgré ces déclarations de principes, les tensions restent vivent dans la péninsule. Dans de récentes déclarations, Kim Yo Jong, vice-directrice du département du Comité central du Parti des travailleurs de Corée, a dénoncé les provocations de Séoul impliquant le survol du territoire de la RPDC par un drone en provenance du Sud[1].

L’affaire Yoon Suk-yeol ne doit pas masquer une réalité centrale : le régime de Séoul, malgré ses belles déclaration, demeure un protectorat américain et une pièce maîtresse de l’impérialisme US dans la région qui, tant qu’il maintiendra sa présence, empêchera toute détente dans la péninsule coréenne. Que Séoul affiche ouvertement des ambitions militaristes ou non, le pouvoir réel demeure entre les mains de Washington dont près de 30 000 soldats sont toujours stationnés sur le territoire coréen.


[1] http://www.kcna.kp/en/article/q/e8785251c9cb441a25c76510f1838534.kcmsf    

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