
Le XXIIe Congrès de la Centrale des travailleurs de Cuba s’ouvre ce vendredi 26 juin. Les sessions finales doivent se tenir jusqu’au 27 juin, sous le mot d’ordre « Pour Cuba, nous créons ensemble ». Selon la CTC, le processus de débat a commencé dès janvier 2024 dans les structures de base, les conférences municipales et provinciales, ainsi que dans les syndicats nationaux.
Ce congrès intervient dans un moment difficile pour Cuba. Le pays affronte les effets du blocus américain, la crise énergétique, les pénuries et les limites de son appareil productif. Dans ce cadre, les autorités cubaines engagent une nouvelle étape de réorganisation économique pour défendre le socialisme tout en répondant aux difficultés matérielles.
Ces évolutions posent aussi de nouveaux défis au mouvement syndical cubain. L’éventuel développement d’entreprises privées plus importantes, cubaines ou étrangères, oblige les syndicats à adapter leurs pratiques. Ils devront défendre les travailleurs dans des formes d’organisation économique plus diverses, sans perdre leur rôle politique dans la construction socialiste.
Pour Cuba, l’enjeu est important. Les réformes économiques ne peuvent pas signifier un recul des droits sociaux ni un affaiblissement du pouvoir des travailleurs. Elles doivent au contraire renforcer la présence syndicale dans les lieux de travail et garantir que les nouvelles formes de production restent subordonnées aux intérêts populaires.












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