
Le 31 mai 2026, la Turquie a commémoré le 13ème anniversaire de la révolte du parc Gezi, un événement marqué par des tensions et un dispositif sécuritaire exceptionnel.
À l’occasion de ce 13ème anniversaire, la plateforme « Solidarité Taksim » a appelé à un rassemblement place Taksim. Cet appel a été relayé par plusieurs partis de gauche comme le TİP (Parti des travailleurs de Turquie), qui a déclaré que « les ténèbres s’en iront, Gezi restera », et le TKP (Parti communiste de Turquie), qui a organisé un rassemblement. Le député incarcéré de Silivri, Can Atalay, figure emblématique de cette mémoire, a également publié un message depuis sa prison.
Le gouvernement a répondu à ces initiatives par une stratégie de fermeté. L’accès à la place Taksim a été interdit et les transports en commun (métro, funiculaire, téléphérique) menant vers le site ont été suspendus. D’importantes forces de l’ordre ont été déployées, rendant les rassemblements quasi impossibles.
Les autorités maintiennent toujours derrière les barreaux plusieurs figures de la contestation. Osman Kavala, mécène emblématique arrêté en 2017, reste incarcéré, tandis que le député Can Atalay et la documentariste Çiğdem Mater ont déjà passé plus de quatre ans en prison. Ce symbole des « prisonniers de Gezi » renforce l’idée que l’esprit de révolte de 2013 est toujours vivace aujourd’hui.












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