
À Chypre, le scrutin législatif confirme que la crise politique ne profite pas qu’aux forces de progrès. Arrivé deuxième, l’AKEL, parti communiste chypriote, obtient 23,86 % des voix et 15 sièges, en légère progression. Son secrétaire général, Stefanos Stefanou, a salué un résultat marquant « une nouvelle trajectoire ascendante »[1] pour le parti, affirmant que « l’AKEL est fort, à la Chambre et dans le peuple ».
Le parti met en avant une ligne centrée sur la défense des travailleurs, des jeunes, des retraités et des couches populaires face à la vie chère. Il réaffirme également son engagement pour une solution permettant de réunifier Chypre et son peuple, toujours divisés depuis 1974.
Mais le scrutin est aussi marqué par une poussée inquiétante de l’extrême droite. L’ELAM, Front populaire national, atteint 10,90 % des voix et obtient 8 sièges, doublant ainsi sa représentation parlementaire. Comme ailleurs en Europe, les forces réactionnaires cherchent à détourner la colère sociale vers le nationalisme le plus chauvin et la division du peuple selon des critères ethniques.
Dans ce contexte, la progression de l’AKEL constitue un point d’appui important pour les travailleurs chypriotes. Face à la droite libérale traditionnelle arrivée en tête et à l’extrême droite en hausse, le parti communiste chypriote entend s’affirmer comme le pôle d’un large rassemblement populaire, social et démocratique.
[1] https://akel.org.cy/%cf%84%ce%bf-%ce%b1%ce%ba%ce%b5%ce%bb-%ce%b5%ce%af%ce%bd%ce%b1%ce%b9-%ce%b5%ce%b4%cf%8e-%ce%b4%cf%85%ce%bd%ce%b1%cf%84%cf%8c-%cf%83%cf%84%ce%b7-%ce%b2%ce%bf%cf%85%ce%bb%ce%ae-%ce%ba%ce%b1%ce%b9/












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