Un article du journal israélien Haaretz révèle l’existence de documents militaires confirmant que l’expulsion de la population arabe en 1948 ne fut pas seulement une conséquence de la guerre, mais aussi le résultat d’une stratégie consciente de terreur (1).

Les archives retrouvées par Rafi Kotzer et analysées par l’Akevot Institute contiennent des ordres militaires autorisant exécutions sommaires, destruction de villages et opérations destinées à semer la panique afin de pousser les habitants à fuir. Des témoignages d’officiers et des documents d’époque évoquent explicitement l’usage de la « terreur » comme moyen d’expulsion. Des massacres dans des villages comme Deir Yassin, Dawayima ou encore dans la ville de Lod apparaissent ainsi non comme des dérives isolées, mais comme des épisodes d’un processus plus large de nettoyage ethnique ayant accompagné la création de l’État d’Israël.
Ces révélations renforcent les travaux d’historiens montrant que l’exode palestinien de 1948 ne peut être réduit à un départ volontaire. Elles mettent également en lumière le rôle du secret d’État dans l’occultation de ces faits et relancent le débat sur la responsabilité historique dans la Nakba palestinienne.
(1) https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-02-27/ty-article-magazine/.highlight/terror-was-needed-to-make-arabs-leave-what-israels-army-did-in-48-revealed/0000019c-9a4b-d930-ad9f-feffd8c80000












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