
L’ex-président de la Chambre des députés bolivienne, Freddy Mamani, a été arrêté lundi 27 juillet à La Paz, à la sortie de l’établissement scolaire où il enseigne, et transféré aux locaux de la police anticriminalité. Son arrestation s’inscrit dans la répression du mouvement des blocages routiers qui ont duré 53 jours entre mai et juin 2026. Son avocat dénonce une arrestation illégale, effectuée sans citation préalable.
L’ex-président Evo Morales a réagi sur X, qualifiant l’arrestation d’illégale et exprimant sa solidarité avec Mamani et sa famille. Il dénonce une instrumentalisation de la justice visant à faire taire les voix qui critiquent les politiques antipopulaires du gouvernement de Rodrigo Paz, et à détourner l’attention de plusieurs scandales en cours : pénurie de carburant, affaires de « narcomadera » et de contrebande d’or, avec des liens allégués entre le président, des ministres et ces affaires.
Ces scandales sont réels et documentés. Les autorités chiliennes ont saisi 108 tonnes de drogue dissimulées dans des cargaisons de bois exportées de Bolivie, ce qui a conduit le vice-président bolivien Édman Lara à mettre en cause publiquement l’entourage de Rodrigo Paz. Une tentative d’exportation illégale de près de 190 kg d’or a par ailleurs été déjouée à l’aéroport de Viru Viru, avec la libération controversée de cinq suspects initialement arrêtés.
Mamani, enseignant et figure de l’aile gauche proche d’Evo Morales, est visé par une enquête pour instigation à commettre un délit et terrorisme, liée aux blocages de mai-juin qui réclamaient le départ du gouvernement Paz. Son arrestation s’ajoute à une série de mesures répressives visant des dirigeants du MAS depuis le début du conflit.












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