
La SNCF vient de franchir un nouveau tunnel dans le n’importe quoi marketing avec sa classe « Optimum Plus ». Le concept est simple : pour garantir le « calme » et le « confort » aux cadres en mal de silence entre Paris et Lyon, la compagnie ferroviaire a tout simplement décidé que les moins de 12 ans n’étaient plus les bienvenus.
Visiblement, dans l’esprit des communicants du rail, l’enfant est devenu une « nuisance sonore » au même titre qu’un moteur diesel défaillant ou qu’une alarme de sécurité intempestive.
On imagine déjà la suite : après les wagons sans enfants, pourquoi pas des rames sans seniors trop lents, ou des voitures sans passagers aux valises trop volumineuses ?
Alors que l’entreprise publique devrait être le garant d’un service accessible à tous, elle préfère céder à la mode du « no-kids » – in english pliz, évidemment ! –, transformant le voyage en train en une ségrégation sociale et générationnelle tarifée.
Monsieur Castex et ses équipes semblent oublier qu’un enfant n’est pas un colis encombrant que l’on remise en seconde classe pour ne pas froisser l’ego d’un consultant en déplacement.
Gilliatt de Staërck












Cette intolérance aux générations futures est, manifestement, un symptôme de l’époque.
Dans le même genre, j’en connais d’autres qui ne supportaient plus les jeunes un peu remuant.
PRCF SNCF même combat ?