Jeunesse du Monde est un média indépendant d’information et d’analyse politique.
À travers un journal papier, un site internet, une chaîne YouTube et d’autres formats numériques, nous proposons une lecture du monde fondée sur l’analyse matérialiste des rapports sociaux et des rapports de force internationaux.
Notre objectif est simple : informer, analyser et armer intellectuellement celles et ceux qui refusent la résignation face au système capitaliste.
Jeunesse du Monde traite de l’actualité politique, sociale, économique et internationale avec une attention particulière portée aux luttes populaires, au mouvement ouvrier et aux transformations du monde contemporain. Nous nous attachons à mettre en lumière les réalités souvent absentes ou déformées dans les médias bourgeois.
Jeunesse du Monde est l’organe central de l’Organisation Communiste de France (OCF). À ce titre, il contribue à diffuser ses analyses, ses positions et ses débats, tout en participant à la formation politique et à la diffusion des idées communistes.
Notre ligne éditoriale s’inscrit dans la tradition du marxisme-léninisme. Nous défendons l’indépendance nationale, la souveraineté populaire et la coopération entre les peuples face aux logiques impérialistes, à la domination des grandes puissances occidentales et aux politiques de guerre.
Dans un contexte de crise sociale, de tensions internationales et de remise en cause des conquêtes populaires, Jeunesse du Monde se veut un outil d’information, de réflexion et de mobilisation.
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Retour sur la formation des cadres JDM
Il y a une semaine, dans le cadre du weekend de stage des cadres JDM, nous avons organisé plusieurs collectes dans différents supermarchés de Bagneux pour lutter contre la précarité chez les jeunes. Au total, c’est plus de 1000 denrées récoltées.
LES FILS ET FILLES DE FRANCE NE VERSERONT PAS LEUR SANG POUR LES CAPITALISTES !
« La seule façon de montrer à Poutine que nous ne céderons pas, c’est de faire appel au sang des fils et des filles de France », voilà ce qu’a dit Vincent Desportes, général de division de la 2ème section de l’armée de terre française, d’après un article du Point envisageant un retour du service militaire obligatoire (1). Ces propos s’inscrivent dans la continuité de ce qu’avait dit Emmanuel Macron à propos de la possibilité non-exclue d’envoyer des troupes au sol en Ukraine. Malgré des semblants de contre-discours des représentants de l’UE qui, en réalité, reprochent surtout à Macron d’avoir trop parlé trop tôt et non d’avoir dit une contre-vérité, et si on ajoute à cela la mise en place toujours plus poussée du SNU (le Service « National » Universel, qui dans les faits est l’antithèse complète d’un véritable service national et citoyen s’appuyant sur une armée de STRICTE DEFENSE NATIONALE et sur une société où le monde du travail serait au centre de la vie nationale), nous voyons bien quel avenir pour les jeunes se dessine : servir de chair à canons pour les intérêts des capitalistes européens et américains face à l’alliance contre-hégémoniste et montante des BRICS.
9 juin, Saut fédéral européen : Les jeunes de l’Europe veulent la paix, l’UE veut la guerre !
Macron, Scholz, Tusk et von der Leyen, non content de préparer la jeunesse d’Europe à s’engager plus directement en Ukraine euro-nationaliste contre la Fédération de Russie, rêvent également de dissoudre les Etats nations, trop susceptibles de faire prévaloir leurs souverainetés nationales à la « souveraineté européenne », à l’occasion des élections du 9 juin qui permettront à l’UE-OTAN de légitimer leur « saut fédéral européen ». Il faut bien en mesurer la gravité : les parlements nationaux seront appelés à valider a posteriori, dans le dos des peuples, la mise en place d’un Etat fédéral européen reléguant les nations actuelles aux rôles subalternes de Landers allemands ou d’un Etat fédéré nord-américain ; en bref, à devenir, sans aucun débat démocratique, de simples provinces de « l’Empire européen ».
LE VENT DU SOUVERAINISME ANTI-IMPERIALISTE S’AMPLIFIE EN AFRIQUE FRANCOPHONE
Après le Mali et le Burkina Faso, après le Niger, le Sénégal vient de donner un grand coup de barre prometteur dans la direction de l’émancipation nationale et, espérons-le, de l’émancipation sociale des travailleurs africains.
Sachant que les autorités africaines renversées n’étaient « démocratiques » qu’en façade et que ces démocraties d’apparat cachaient mal la mainmise conjointe des bourgeoisies africaines compradores et des monopoles capitalistes de l’ex-métropole, du type Total, Véolia ou Bolloré, sans parler des contrats léonins imposés par l’Union européenne (par exemple en matière de pêcheries), la question est moins de savoir si les changements survenus en Afrique se sont opérés par les urnes et à l’issue d’un grand mouvement populaire, comme c’est le cas au Sénégal, ou si des officiers patriotes liés à la jeunesse populaire ont dû prendre l’initiative d’éjecter les potentats corrompus et discrédités.
Contre l’Europe de la culture, l’art de vivre
Depuis le référendum de 2005, il est clair que la construction européenne voulue par les capitalistes du vieux continent ne sera pas si facile à imposer. La réticence française à l’absorption, que dis-je, à la dilution du pays au sein d’une Europe fédérale est tenace. Ainsi, le traité de Lisbonne, forçant la France à céder sa souveraineté à l’UE, n’était qu’une étape de l’offensive. La France, et son système sociale, énergétique et culturelle – la République, une et indivisible en somme – doivent disparaître, dissouts dans la structure supranationale de l’Union. En cédant une partie de notre souveraineté, Nicolas Sarkozy donna le champ libre à l’Union Européenne pour mener la guerre culturelle et politique directement sur notre territoire. Une fois l’Union acceptée, la résistance nationale disparue, les lois de destructions s’accélèrent ; avec un Macron qui presse le pas, en cassant le système social français, pour mettre au pas l’ensemble de la population, et qui se rêve en chef des armées européennes au service de son suzerain étasunien. Le peuple français, si réticent à la perte de sa souveraineté, devra s’y résigner de gré ou de force. De force avec Macron, de gré avec l’Europe de la Culture. Une fois incluse dans l’Union européenne, la France subit une pression culturelle et politique immense. De grands débats furent organisés à l’occasion du référendum de 2005. Qu’en est-il à présent ? Impossible d’évoquer la moindre remise en cause des traités…

