Débats
« Dissolution de l’OTAN », « Free Palestine » : manifestation des JDM
La JDM a organisé un week-end militant à Marseille, qui s’est déroulé sous la bannière internationaliste de la solidarité avec le peuple palestinien.
Enki Bilal sénile ou la nécessité d’un renouveau artistique marxiste et réellement progressiste
Enki Bilal n’est pas un inconnu dans la sphère culturelle française. C’est un grand auteur de bande dessinée, avec un travail particulier, comme Moebius, dans la science-fiction. On lui doit notamment la trilogie Nikopol, dystopie fasciste où des dieux égyptiens, au plus bas de leur condition, font leur chemin bon gré mal gré parmi les mortels. Une saga qui sera adaptée au cinéma par le même Bilal. Son style est fait de personnages sombres, naviguant dans des villes futuristes et sales, où les pouvoirs arbitraires font la loi. En bref, c’est un artiste qui a marqué plusieurs générations, et qui continue à les marquer par son activité. Dans un passé pas si lointain, il se disait encore de gauche.
DISCOURS DE LA JDM À LA RÉUNION DES JC À ATHÈNES – 16-21 NOVEMBRE 2023
Ukraine, Palestine, Chine populaire, Yémen, Cuba socialiste, etc. : depuis 1945, jamais la paix mondiale n’a été autant menacée par l’offensive sans précédent de l’impérialisme états-unien qui, désireux de sauvegarder son hégémonisme dans le monde entier, conduit ce dernier vers un grand cataclysme. Alors que le 11 novembre 1918, jour de l’armistice franco-allemand sur fond de mutineries, d’insurrections et de révolutions ouvrières et populaires partout en Europe (à commencer par la Russie bolchevique alors en pleine guerre), s’ouvrait la porte à la volonté de « plus jamais ça ! » ; alors que la Bête immonde fasciste a été écrasée par la « Grande Alliance » et particulièrement par l’URSS, au point que le général de Gaulle rappela en 1944 que « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans notre libération », le spectre d’un nouvel embrasement mondial hante de nouveau la planète.
Des actes impardonnables : Thomas et Mourad
Je n’ai d’abord voulu rien dire, mais visiblement la décence n’étant pas la vertu de certains personnages, je prends la parole.
Comme tout le monde, je suis choqué de ce qui s’est passé à Crepol le 19 novembre. Rien ne justifie le meurtre barbare de Thomas, un jeune homme de 16 ans qui aimait la vie, ni de s’en prendre arbitrairement aux personnes qui faisaient la fête avec lui ce jour-là.
Critique de Bye bye Africa
Tous les pays d’Afrique souffrent de l’impérialisme, et le Tchad en particulier. Ancienne colonie française, ce pays formellement indépendant depuis 1960 demeure une place forte de l’impérialisme français, qui y déploie ses troupes et contrôle le pays par l’intermédiaire de despotes dociles à son égard et cruels envers le peuple tchadien, qui subit la guerre et la répression depuis des décennies.
Les artistes tchadiens – et plus généralement africains – des années 90 vont chercher à restituer, à leur peuple respectif, la dignité qui permettrait à tous de relever la tête pour le bien du pays. Mahamat Saleh Haroun, réalisateur tchadien de Bye bye Africa (son premier film, sorti en 1998) disait : « […] je me sens avant tout profondément Africain. Mes films traitent du Tchad mais ils débordent toujours de ce cadre pour parler de toute l’Afrique. Dans les représentations qui sont faites de nous, j’ai parfois l’impression que l’on nous refuse l’humanité… Ce qui m’intéresse, c’est d’inscrire l’Afrique dans l’humanité. On a tellement été victimes de marginalisation que l’on a fini par en faire une culture, par nous inscrire nous-mêmes dans la marge. Et je le refuse. On ne peut pas faire bouger les choses en étant dans la marge. Il faut que celle-ci vienne au centre pour que sa parole soit entendue. »
Lettre ouverte aux miliants du MJCF
Destinée originellement aux seules fédérations du MJCF, hors de toute diffusion publique, comme une main tendue d’organisation à organisation et de militants communistes à militants communistes, l’existence du texte ci-dessous et notre démarche ont été divulgués sur les réseaux sociaux par certains éléments et cadres du MJCF, vraisemblablement hostiles à la JDM et au PRCF et tout aussi vraisemblablement déstabilisés par notre main tendue. La panique règnerait-elle dans les rangs qui justifierait qu’on cloue rapidement le bec au militants sincèrement communistes encore adhérents au MJCF et au PCF ? Nous le verrons bien.
C’est pourquoi, pour que chacun puisse prendre connaissance de l’entièreté de notre appel, et puisque se sont déjà reconnus dans nos critiques et se sont manifestés les soutiens inconditionnels et suivistes de la mutation opportuniste, euro-social-démocrate et social-chauvine du PCF, nous publions cet appel comme une « lettre ouverte aux militants communistes du MJCF » qui, nous l’espérons, aidera à se manifester et à converger avec nous dans l’ACTION ceux qui se reconnaissent encore honnêtement, et à rebours des dérives droitières et des trahisons en cascade des directions P »C »F et MJ »C »F, dans le noble nom de COMMUNISTE.
La reconstruction d’un vrai Parti communiste doit passer par la clarté, la cohérence et la confiance
Dans l’immédiat, le PRCF doit reconsidérer les modalités de l’unité d’action qu’il a proposée à l’ANC et au RC de manière bilatérale et à laquelle il participe très activement. En outre, si un projet de fusion avec le PRCF était envisagé, celui-ci impliquerait inévitablement UNE CLARIFICATION sur tous les sujets évoqués précédemment car toute tentative de fusion sans clarté sur la ligne politique et programmatique ni cohérence organisationnelle (en particulier, le centralisme démocratique est indispensable pour reconstruire un vrai parti communiste), au lieu de faire avancer l’indispensable reconstruction d’un vrai parti communiste, pénaliserait encore plus un tel projet. Pour ce faire, il est indispensable que règnent entre les différentes composantes la plus grande franchise et la réciprocité dans les échanges et les propositions d’action – le PRCF ayant fréquemment beaucoup plus donné que reçu.
Autour du cinéma palestinien
Le cinéma palestinien a été accouché dans une grande souffrance. D’abord, il se cherche en produisant exclusivement des documentaires – puis vient en 1948 la Nakba et la création de l’Etat d’Israël, où plus de “805 000 palestiniens [furent] expulsés de leurs terres […], 25 000 hectares confisqués en Cisjordanie, 2 850 maisons démolies, [et] 150 000 oliviers et arbres fruitiers arrachés. Et c’est 20 ans après ce tragique événement (George Khleifi, frère du cinéaste Michel Khleifi, les appelle “période du silence”), soit en 1968, qu’on peut entendre le cinéma palestinien pousser son premier cri de révolutionnaire, qui ne sera pas le dernier.
Garantissons le logement pour tous
dailygeekshow.com/enfants-dormir-rue-paris/ Le 2 octobre dernier, 2822 enfants ont dormi dans la rue en France ! C’est 42% de plus qu’en septembre. 686 d’entre eux avaient en dessous de 3 ans. Ils ont dû dormir dans des conditions insupportables, sur des banquettes de...
10 ans après le massacre du Rana Plaza, la classe ouvrière bangladaise se révolte !
Au Bangladesh, pays où plus de la moitié de la population vit avec moins d’1 dollar par jour, la classe ouvrière du textile se révolte depuis plus de 2 semaines, avec 600 usines à l’arrêt dans tout le pays. En effet, la Fédération des ouvriers de l’industrie et de l’habillement du Bangladesh est à l’origine d’une grève massive pour obtenir l’augmentation du salaire minimum à 104 euros (alors qu’il est actuellement à 70 euros), dans un contexte d’inflation qui rend de plus en plus dure la vie de la classe ouvrière bangladaise déjà misérable. Aux manifestations ouvrières, l’État bourgeois bangladais répond par la répression. Nous venons notamment d’apprendre qu’une ouvrière en grève a été abattue lors d’une manifestation près de la capitale Dacca et aussi le déploiement de forces paramilitaires pour réprimer les manifestations.
Faire vivre le combat rouge et tricolore des 27 de Chateaubriant
Nous commémorons chaque année le souvenir des 27 martyrs communistes, cégétistes, patriotes, antifascistes et résistants, assassinés par l’armée allemande nazie (et souvent livrés à l’occupant par l’extrême droite pétainiste au pouvoir) qui occupait notre pays après l’avoir vaincu militairement, et ce avec l’aide d’une grande partie des monopoles capitalistes « français » qui, préférant « Hitler au Front populaire », firent alors le choix de la défaite.
Rassemblement pour la paix en Palestine [PHOTOS]
« Les Palestiniens sont des êtres humains ! Gaza vivra ! Gaza vaincra ! »
C’est ce slogan qu’on pouvait entendre lors du rassemblement des JDM IDF à Bagneux ce dimanche 29 octobre.
Le gang des bois du temple [CRITIQUE]
Le gang des bois du temple marque le retour de Rabah Ameur-Zaïmeche sur les lieux qui l’ont introduit au cinéma en 2001 avec Wesh Wesh, qu’est-ce qui se passe ? : dans les banlieues, là où il a grandi.
Son premier film, il l’avait fait avec ses propres moyens, de la production en passant par le jeu, en évitant le « film de banlieue » conformiste, du genre de ceux qui se focalisent exclusivement sur la drogue, les roues arrière et les codes d’un virilisme nauséeux. RAZ voulait montrer d’autres aspects de la vie en banlieue, comme la solidarité et l’amour, des formes de relations humaines possibles et bien présentes dans les cités, mais qui sont sans cesse menacées par la perversité d’un système qui vise à mettre les prolétaires en concurrence.
Paroles de lutte : bilan de la lutte pour les retraites
Au programme : des témoignages de militants JDM, sur la lutte contre la réforme des retraites 2023! Dans cet épisode, retrouvez : - Bastien, travailleur précaire et militant communiste - Pierre, étudiant, travailleur saisonnier, syndicaliste et communiste - Paula,...
Entretien de la JDM sur la lutte contre la réforme des retraites, par la Jeunesse socialiste de Croatie
La JDM répond dans cet entretien aux questions des camarades de la Jeunesse Socialiste, organisation communiste marxiste léniniste croate, proche de nos positions. La JDM est de plus en plus sollicitée à l’international par les jeunesses communistes d’Europe et du monde entier comme référent pour le communisme en France, fruit de notre militantisme de terrain et de la solidité de notre ligne politique.
NOUS VOULONS VIVRE !
Ce XXIème siècle, traversé par de multiples dangers sociaux, démocratiques, diplomatiques, militaires et écologiques qui ne peuvent attendre le siècle suivant pour être réglés, est également significatif quant au rajeunissement global de la population mondiale.
Nous, jeunes de toutes les nations du monde, n’aurons jamais été aussi nombreux sur Terre.
Nous qui devrions avoir tout notre avenir devant nous, nous nous devons désormais d’affronter ces défis décisifs pour l’humanité et, avec nos aînés, de les résoudre enfin.
Ces dangers, nous les analysons comme découlant de la contradiction PRINCIPALE de notre temps, celle entre le CAPITAL et le TRAVAIL et qui, chemin faisant, tend à se dénouer ici à la faveur de la majorité mondiale, exploitée et opprimée, ou là à la faveur de la minorité exploiteuse et dominatrice de notre époque.
AUX JEUNES COMMUNISTES DE FRANCE, IL EST TEMPS DE METTRE DU LINGE PROPRE. 17/10/2023
Jamais notre pays, son peuple, ses travailleurs et sa jeunesse, cette dernière ne demandant qu’à VIVRE et pouvoir disposer de son avenir, n’auront été soumis à autant de défis désormais existentiels que provoque la mondialisation capitaliste que porte le bloc euro-atlantique.
Salaires, sécurité et santé au travail, libertés démocratiques, indépendance nationale face au supranationalisme de l’UE-OTAN, destruction des services publics, dangers environnementaux, escalade guerrière vers un conflit mondial « de très haute intensité »… Tous tendent, directement ou indirectement, à engager la majorité exploitée, travailleurs, jeunes et citoyens du peuple français, à se confronter durement et décisivement à la logique supranationale, capitaliste et exterministes de l’UE-OTAN.
Meeting « Jeunesse à l’offensive »
Le stand du PRCF à la fête de l’Huma a permis à la JDM d’organiser un meeting « La jeunesse à l’offensive » avec des camarades de divers horizons afin de délivrer un message de combativité dans tous les secteurs ! Sous la direction de Valentin Labourdette, membre du Bureau des JDM.
Le Groupe Ukamau
Au tournant des années 70, en Bolivie, huit bourgeois assassinèrent seize Indiens innocents. Devant la Cour, ils plaidèrent en faveur de « raisons culturelles » qui les menèrent à considérer les Indiens comme des « animaux » ; « depuis toujours, ajoutent-ils, on fait la chasse aux Indiens dans nos régions »(1). Cette idée selon laquelle un bon Indien est un Indien mort était en fait partagée par tous les bourgeois boliviens sans gêne aucune. En effet, à quoi bon s’en inquiéter, eux qui vivaient dans un pays civilisé, placé sous la protection bienveillante et paternelle du gendarme étasunien (on appelle cette période fasciste « banzerato »(2)) et de ses diverses milices, comme les « Corps de la paix » – dont le but était de stériliser la paysannerie et le prolétariat local ?
L’art abstrait, ou l’émotion accessible à tous
Au XIXème siècle, naît en France la photographie, révolution technique de la représentation du monde. Le réel peut enfin être représenté fidèlement, sans intervention humaine, sans transformation, sans interprétation. La neutralité de l’objectif nous permit de momifier la réalité, de sauvegarder le vivant. Cependant, cette sauvegarde, cette charge de représenter le monde était, par le passé, donnée aux peintres et autres artistes. Or, ce n’était pas une copie du monde que représentaient les artistes, mais une interprétation du monde, un déchiffrement de l’énigme du vivant à travers la technique. De la même manière que tous les hommes s’inscrivent dans un mouvement humain historique, les œuvres et les représentations du monde sont ancrées dans une histoire de la pensée, et une histoire technique. Ainsi, les différentes figures bibliques n’ont jamais été représentées de la même manière, avec la même intensité, avec la même intention au cours de l’histoire. Si nous voulons déchiffrer, comprendre l’émotion, la beauté qui se cache entre deux tableaux sur la déposition de Croix de Jésus, il nous faut connaître l’époque, les symboles, la technique employée, etc.

